samedi, 07 avril 2007
Villiers : "La politique crève du marketing ! "
Le Figaro , article de GUILLAUME PERRAULT & SOPHIE HUET
Date de parution : vendredi 06 avril 2007
Villiers concentre le tir sur Bayrou
Pour le candidat du Mouvement pour la France, le président de l'UDF est « l'incarnation du système ».
PHILIPPE DE VILLIERS ne digère pas que François Bayrou fasse figure de « rebelle », et il a dressé hier un réquisitoire contre le candidat UDF. « Sa posture d'opposant au système est la plus grande escroquerie de la campagne ! », a-t-il lancé lors de la présentation de son programme à son siège de campagne.
« Le seul candidat antisystème, c'est moi ! » a insisté le président du Mouvement pour la France. Pour l'élu souverainiste, « pendant vingt ans, Bayrou a expliqué que la France devait se fondre dans l'Europe et devenir le bon élève de Bruxelles. Et voilà qu'aujourd'hui, il laisse ses convictions fédéralistes au vestiaire et endosse le costume du rebelle. Comment prendre cette mue au sérieux ? » a raillé Philippe de Villiers.
« La bande des quatre »
Autre preuve de « l'insincérité complète de Bayrou », dit-il : il n'y a pas si longtemps, le Béarnais tonnait contre « la collusion des grands médias et des candidats favoris des sondages », or, désormais, il « refuse de débattre avec les autres candidats, à l'exception de Sarkozy, Royal et Le Pen ». Reprenant à son compte une ancienne formule de Jean-Marie Le Pen, le Vendéen fustige donc « la bande des quatre », que forment selon lui les représentants de l'UMP, du PS, de l'UDF et du FN.
Pour un peu, Philippe de Villiers réclamerait des « droits d'auteur » à François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, coupables selon lui de s'être emparés de ses thèmes de prédilection, comme l'identité nationale, la lutte contre le communautarisme ou la préférence communautaire. « J'ai été le premier homme politique à ouvrir le débat sur le communautarisme islamique », a insisté Philippe de Villiers. « Curieusement, aujourd'hui, Sarkozy s'inquiète de la polygamie, des mariages forcés et de l'excision », a-t-il ironisé.
Dans un effort presque acharné pour se faire entendre, Philippe de Villiers a donc averti hier les Français que « le nouveau discours de Sarkozy, Royal et Bayrou ne durera que le temps d'une campagne ». Et le député européen d'appeler ses concitoyens à « choisir au premier tour un candidat de convictions plutôt qu'un candidat de marketing qui change de discours toutes les semaines et provoquera d'amères déceptions. La politique crève du marketing ».
Le président du conseil général de Vendée a ensuite exposé les principales mesures qu'il préconise parmi ses « 337 propositions pour la France ». Les 35 heures ? Il défend leur abrogation « pour améliorer le pouvoir d'achat des salariés », alors que le candidat UMP se montre, affirme-t-il, beaucoup plus prudent. Philippe de Villiers préconise « la suppression de l'ISF », au contraire de l'UMP. Philippe de Villiers propose aussi d'abolir « le monopole syndical établi en 1946 ».
Il a enfin rappelé son hostilité au « contrat d'union civique » proposé par l'UMP pour les couples homosexuels, de même qu'au droit de vote des étrangers aux élections locales. « Je suis le seul candidat à m'opposer clairement au mariage homosexuel. De la même manière, je n'ai pas attendu Ségolène Royal pour préconiser que le drapeau tricolore flotte dans chaque cour d'école. »
En somme, un programme qui veut convaincre l'électorat de la majorité que le vote en faveur de Philippe de Villiers représente « la garantie d'une droite qui ne fait plus la politique de la gauche une fois qu'elle est élue ».
PHILIPPE DE VILLIERS ne digère pas que François Bayrou fasse figure de « rebelle », et il a dressé hier un réquisitoire contre le candidat UDF. « Sa posture d'opposant au système est la plus grande escroquerie de la campagne ! », a-t-il lancé lors de la présentation de son programme à son siège de campagne.
« Le seul candidat antisystème, c'est moi ! » a insisté le président du Mouvement pour la France. Pour l'élu souverainiste, « pendant vingt ans, Bayrou a expliqué que la France devait se fondre dans l'Europe et devenir le bon élève de Bruxelles. Et voilà qu'aujourd'hui, il laisse ses convictions fédéralistes au vestiaire et endosse le costume du rebelle. Comment prendre cette mue au sérieux ? » a raillé Philippe de Villiers.
« La bande des quatre »
Autre preuve de « l'insincérité complète de Bayrou », dit-il : il n'y a pas si longtemps, le Béarnais tonnait contre « la collusion des grands médias et des candidats favoris des sondages », or, désormais, il « refuse de débattre avec les autres candidats, à l'exception de Sarkozy, Royal et Le Pen ». Reprenant à son compte une ancienne formule de Jean-Marie Le Pen, le Vendéen fustige donc « la bande des quatre », que forment selon lui les représentants de l'UMP, du PS, de l'UDF et du FN.
Pour un peu, Philippe de Villiers réclamerait des « droits d'auteur » à François Bayrou, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, coupables selon lui de s'être emparés de ses thèmes de prédilection, comme l'identité nationale, la lutte contre le communautarisme ou la préférence communautaire. « J'ai été le premier homme politique à ouvrir le débat sur le communautarisme islamique », a insisté Philippe de Villiers. « Curieusement, aujourd'hui, Sarkozy s'inquiète de la polygamie, des mariages forcés et de l'excision », a-t-il ironisé.
Dans un effort presque acharné pour se faire entendre, Philippe de Villiers a donc averti hier les Français que « le nouveau discours de Sarkozy, Royal et Bayrou ne durera que le temps d'une campagne ». Et le député européen d'appeler ses concitoyens à « choisir au premier tour un candidat de convictions plutôt qu'un candidat de marketing qui change de discours toutes les semaines et provoquera d'amères déceptions. La politique crève du marketing ».
Le président du conseil général de Vendée a ensuite exposé les principales mesures qu'il préconise parmi ses « 337 propositions pour la France ». Les 35 heures ? Il défend leur abrogation « pour améliorer le pouvoir d'achat des salariés », alors que le candidat UMP se montre, affirme-t-il, beaucoup plus prudent. Philippe de Villiers préconise « la suppression de l'ISF », au contraire de l'UMP. Philippe de Villiers propose aussi d'abolir « le monopole syndical établi en 1946 ».
Il a enfin rappelé son hostilité au « contrat d'union civique » proposé par l'UMP pour les couples homosexuels, de même qu'au droit de vote des étrangers aux élections locales. « Je suis le seul candidat à m'opposer clairement au mariage homosexuel. De la même manière, je n'ai pas attendu Ségolène Royal pour préconiser que le drapeau tricolore flotte dans chaque cour d'école. »
En somme, un programme qui veut convaincre l'électorat de la majorité que le vote en faveur de Philippe de Villiers représente « la garantie d'une droite qui ne fait plus la politique de la gauche une fois qu'elle est élue ».
15:20 Publié dans Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MPF, JPF, P2V, UDF, Bayrou, FN, UMP



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